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Les premières phrases du Credo concernent un Dieu, créateur, tout-puissant, mais anonyme, inconnu. Dans la deuxième partie du Credo nous passons de manière directe, voire abrupte, à un être humain, Jésus, ce juif né en Palestine il y a 2000 ans.

Mais nous n'abandonnons pas Dieu. Le titre 'Seigneur' a ici une signification humaine : Jésus est la seule vraie autorité parmi les hommes, et toute prétendue autorité ne l'est pas si elle ne reconnaît réellement l'autorité de Jésus. Mais 'Seigneur' est aussi un titre divin : parmi les juifs, c'était en utilisant ce mot qu'on parlait du seul Dieu. En parlant de Jésus comme Seigneur, le Credo dit effectivement que cet homme est aussi Dieu ; nous abordons déjà la doctrine mystérieuse de l'Incarnation. Bien qu'il n'y ait qu'un seul Dieu, Jésus est aussi Dieu ; nous abordons aussi la doctrine encore plus mystérieuse de la Trinité.

C'est parce que l'homme Jésus est aussi Dieu qu'il est la seule autorité réelle parmi les hommes. Dans la tradition juive, l'autorité souveraine était conçue comme royale ; l'être suprême était un roi. Le terme grec 'Christ' (ce n'est pas le nom de famille de Jésus !) correspond au mot 'messie', qui est d'origine hébraïque et signifie 'oint' ; c'était le titre accordé au roi israélite qui était censé exercer son autorité au nom de Dieu. C'est un des titres les plus anciens que les chrétiens accordent à Jésus ; on le trouve souvent déjà dans les lettres de St Paul, les premiers écrits chrétiens. En appelant Jésus 'Christ', nous reconnaissons qu'il est l'autorité suprême dans le monde et dans la vie de chacun de nous.

'Seigneur' et 'Christ' sont des termes juifs ; 'Jésus' est un nom juif. Tout en parlant du Dieu de tout l'univers, le Credo insiste pour nous diriger vers une culture et une religion humaines et spécifiques, dans toute leur particularité et avec toutes leurs limites. Il dit ainsi que c'est à travers le spécifique que l'universel se révèle, à travers l'humain et le fini que nous connaissons l'infini et le divin.

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Les notions de puissance et de création sont liées. On ne peut parler de l'une sans parler de l'autre, et, disons-le dès le début : par ciel et terre, le Credo n'entend pas parler des nuages et des fleurs. Il emploie deux images pour désigner tout ce qui existe : notre monde et l'autre monde, le visible et l'invisible, tout ce qui existe. Mais pour ne parler que de notre monde, affirmer l'existence d'un Dieu créateur ne va pas sans difficulté. À onze minutes du lieu où vous lisez cet article est née la théorie désormais acceptée par l'ensemble du monde scientifique qui veut que, il y a dix ou vingt milliards d'années, tout ce qui existe dans l'univers était condensé en un seul point. Il y a eu un Big Bang, et depuis cet instant, les galaxies, les étoiles... tout ce qui se meut dans les cieux s'éloigne du foyer de cette explosion. Pendant que vous lisez ces lignes, à une vitesse prodigieuse, des millions d'étoiles fuient loin de notre terre. Le Big Bang fut une expansion d'une importance telle qu'il nous est raisonnable de penser qu'elle constitue le début de notre univers. Ceci étant dit, il est tout aussi légitime de se demander ce qui a causé cette explosion de matière. Et la réponse des croyants à cette question est : Dieu !

C'est ici qu'il y aurait un pépin. Les astrophysiciens affirment désormais que le Big Bang fut non seulement le début de l'existence de l'univers matériel tel que nous le connaissons, mais aussi le début du temps. Avant le Big Bang, il n'y avait pas de temps. C'est l'instant zéro sur la montre cosmique, si l'on veut. Puisqu'il n'y avait pas de temps avant, il est difficile d'admettre qu'il pourrait y avoir une cause antérieure au Big Bang, et donc un Dieu créateur. Comme l'écrit Stephen Hawking, professeur de mathématique à Cambridge et l'un des plus brillant physiciens d'aujour-d'hui : « Tant que l'univers aura un commencement, nous pouvons supposer qu'il a eu un créateur. Mais si réellement l'univers se contient tout entier, n'ayant ni frontière ni bord, il ne devrait avoir ni commencement ni fin : il devrait simplement être. Quelle place reste-t-il alors pour un créateur ? » [Une brève histoire du temps, Flammarion, 1988, p. 179]. Pour répondre à cette question, il faut examiner un peu les raison pour laquelle les scientifiques affirment qu'il y eût un début au temps.

Le Big Bang ne ressemble pas à n'importe quelle autre explosion que nous pourrions observer : il ne s'est pas produit « quelque part » dans l'univers. En effet, si toute la matière est condensée en un seul point, il en va de même pour l'espace. Il n'y avait pas d'espace en dehors de ce point initial. Pour prendre un raccourci inacceptable, on pourrait dire que les galaxies ne s'éloignent pas à travers l'espace, mais qu'elles s'éloignent parce que l'espace qui est entre elles s'étend. Elles sont comme des petites bulles à la surface d'une grosse bulle de savon difforme qui gonflerait à l'infini (sans qu'il y ait eu de savonnée originelle, ni nécessairement quelqu'un pour souffler la grosse bulle). Les galaxies sont emportées sur un flux d'espace et leur récession est observable. C'est ce qui a conduit le chanoine Lemaître et les astrophysiciens contemporains à conclure que l'espace entier était condensé en un point infinitésimal à l'instant du Big Bang. Cela les a aussi contraint de conclure que le Big Bang fut non seulement le début de l'existence de l'espace, mais aussi le début du temps. Depuis Einstein, la théorie de la relativité nous impose de penser l'espace et le temps comme des notions connexes. On ne peut envisager l'espace sans le temps et inversement. Puisqu'il n'y avait pas d'espace avant le Big Bang, puisque notre univers est un continuum espace-temps, il n'y avait pas de temps avant le Big Bang en question. Il semble donc absurde d'envisager une cause antérieure au Big Bang, un Dieu créateur.

La science moderne a au moins la vertu de nous débarrasser de l'image puérile d'un Dieu qui existait seul puis décida de créer un univers autonome à un moment donné de son existence, comme s'il allumait la mèche d'une grosse bombe qu'il aurait préalablement fabriquée, sans plus s'en soucier ensuite. Mais ce n'est pas ce que les théologiens affirment de lui lorsqu'ils disent qu'il est le créateur de l'univers visible. Au 13ème siècle, et il n'était pas le premier à le faire, St Thomas d'Aquin écrivait déjà : « Dans la production de toute la création, hors de laquelle il n'y a point de temps, mais avec laquelle le temps a été produit, il ne faut pas chercher de motif pour lequel elle a eu lieu maintenant et non avant, de telle sorte que nous serions conduits à poser l'infinité du temps. On peut seulement chercher pourquoi elle n'est pas toujours, ou pourquoi elle est après le non-être, ou pourquoi elle a eu un commencement » (Contra gentes, II, 35, 5). C'est bien « au commencement », c'est à dire au début du temps, que Dieu créa le ciel et la terre.

Comment se fait-il qu'il ait pu tirer une telle conclusion en ignorant tout des découvertes récentes de la science astrophysique ? C'est que quinze siècles avant Stephen Hawkins, Saint Augustin avait déjà fait remarquer que temps et espace sont deux notions indissolublement liées. Nous mesurons le temps parce que les choses changent : les objets physiques occupent certaines positions dans l'espace et peuvent se mouvoir à d'autres positions. S'ils ne pouvaient le faire, nous serions incapables de distinguer un point du temps d'un autre, nous ne disposerions d'aucun moyen de découvrir à quoi se réfère la notion de temps. C'est parce que les choses se meuvent (comme le balancier d'une horloge) ou changent (comme un cristal de quartz dans une montre), que nous pouvons mesurer leur déplacement. Le temps est une telle mesure, c'est une propriété du monde matériel, du monde créé, comme n'importe quelle autre propriété. C'est pourquoi Augustin et Thomas peuvent écrire que « il est inutile de chercher un temps avant la création, comme si le temps pouvait se trouver avant le temps. S'il n'y avait aucun mouvement des créatures célestes ou terrestres par lequel le futur, se mouvant au travers du présent succéderait au passé, il n'y aurait pas de temps du tout... c'est pourquoi nous devons dire que le temps a commencé avec la création et non que la création a commencé dans le temps. » Il est tout aussi inutile de se demander si Dieu préexistait à la création, puisqu'il n'est pas matériel, qu'il ne se meut pas... il n'est pas soumis au temps. Il est perpétuel présent.

La question que pose Hawkins est mal posée. Lorsque les chrétiens parlent de création, ils n'envisagent pas une origine des choses, et certainement pas une origine chronologique. Il s'agit d'une cause. Un dernier exemple s'impose : j'ai été engendré, créé, par mes parents. Eux-mêmes l'ont été par leurs parents. En un certain sens donc, mes grands parents m'ont créé, causé. Sans eux, je n'existerais pas. La relation causale qui existe entre mes grands parents et moi est chronologique. La relation causale qui existe entre Dieu et le monde est d'un autre ordre. Ce n'est pas une relation d'origine, mais d'existence tout court. Nous disons de Dieu qu'il est le créateur non pour répondre à la question « comment le monde a-t-il commencé ? » mais pour répondre à la question : « pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? » qu'il s'agisse d'un condensé initial de matière ou de millions de galaxies en mouvement. Nous croyons que nous existons, non pas à cause d'une action divine qui se serait passée il y a très longtemps, déclenchant toute une série d'événements et de mouvements qui se produisent désormais sans lui, mais parce qu'il maintient toutes choses en existence à chaque moment : le point de matière ou l'univers était enfermé il y a des milliards d'années comme les millions d'étoiles qui s'éloignent de nous. Il est la source de l'existence de toutes choses. Même si le monde était éternel, il pourrait être créé. Dieu est perpétuel présent. Il est hors du temps. La création n'est pas un acte chronologiquement passé. Hawkins ne l'ignorait pas bien entendu, qui, dans la préface de son livre affirme : « le concept de temps n'a aucun sens avant la naissance de l'univers. Cela fut remarqué ... par saint Augustin. A la question : que fit Dieu avant de créer l'univers ? il ne répondait pas 'il prépare l'enfer pour qui pose de telles questions.' Il préférait dire que le temps était une propriété de l'univers que Dieu avait créé, que le temps n'existait pas avant. » Augustin aurait pu se rendre en personne au concile de Constantinople et écrire le symbole que nous récitons encore de nos jours... et l'on peut trouver chez les autres Pères des affirmations semblables aux siennes. Nous affirmons qu'il EST le créateur du ciel et de la terre, et non qu'il a été le créateur. Étranger au temps, éternel, Dieu est immuable. Créateur, rien ne s'oppose à sa puissance, pas plus au début que maintenant. Croire le contraire nous rendrait scientifiquement peu respectables.

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« Tout homme est un frè-è-ère, tout homme est né de Dieu, oui, fils de Dieu ! » Nous connaissons tous ces lignes. Elles sont gentilles, politiquement correctes. Elles ressemblent presque à un chant du Téléthon, mais ne reflètent que très malhabilement ce que dit l'Évangile. En fait, Jésus va jusqu'à dire de certains qu'ils ont le diable pour père, puisqu'ils font sa volonté (Jn 8,44). Une mise au point s'impose. On peut être père de plusieurs manières. Bach, par exemple, est le père de la musique moderne, au sens où, sans lui, elle n'aurait pas existé. En ce sens, Dieu est le Père de tout ce qui existe car il est le créateur de toutes choses. Il est le « Père de la pluie, il engendre les gouttes de rosée. De son ventre sort la glace. Il a enfanté le givre des cieux » (Job 38,28). Tout est né de lui, toute chose tire son existence de lui. Mais de même que Jean-Sébastien Bach et une partition sont fort différents, Dieu et la pluie sont fort différents.

On peut envisager une ressemblance plus grande. Une statue ressemble de la sorte volontairement à son original. Quand on voit un buste de Jean-Sébastien Bach on peut dire « c'est Bach » tout en sachant fort bien que Bach n'était pas fait de marbre. L'homme, parmi toutes les créatures, est créé plus particulièrement à l'image de Dieu. Il est capable d'amour et d'intelligence. Il a, plus que toutes choses, Dieu pour père, parce qu'il lui ressemble plus que tout ce qui est créé. Mais entre eux, une infinie différence subsiste.

Jésus, lorsqu'il appelle Dieu « son Père et notre Père », parle de quelque chose de beaucoup plus grand et de beaucoup plus noble encore. Il est le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles, Dieu né de Dieu. Il est de même nature de que le Père au sens strict. S'il fallait prendre une comparaison (mais aucune comparaison n'est vraiment valable), Dieu serait Père de Jésus au sens où Jean-Sébastien Bach est le père de Jean-Chrétien Bach. Ils partagent une même nature, quoique, dans le cas des humains, l'enfant est fort différent de ses parents, or Jésus et le Père sont un ; un seul et même Dieu.

En outre, « à ceux qui l'ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu : ceux-là ne sont pas nés d'un vouloir de chair ni d'un vouloir d'homme, mais de Dieu » (Jn 1,12). Cette nouvelle naissance, c'est le baptême (Jn 3,5-6). Jésus est ainsi le « premier né d'une multitude de frères » (Rm 8,29) et de soeurs. Par le baptême nous sommes adoptés par Dieu, nous devenons ses filles et ses fils par la grâce. Nous recevons « un Esprit qui fait de nous des fils adoptifs et par lequel nous crions ' Père'. Cet Esprit atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu ; enfants, et donc héritiers : héritiers de Dieu et cohéritiers du Christ » (Rm 8, 15-17 ; Ga 4,6). Par adoption nous devenons ce que Jésus est par nature : le Fils bien-aimé. L'Esprit Saint rend parfaite en nous la ressemblance au Christ pour que nous devenions par grâce ce qu'il est par nature : fils de Dieu. En ce sens, tout homme n'est pas, du moins pas encore, tout à fait notre frère. L'affirmer reviendrait à dire que le baptême ne sert de rien.

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Aujourd'hui, il y a beaucoup de gens qui croient difficilement même à un seul dieu. Aux premiers siècles du christianisme, les dieux étaient plutôt comme les CD's ou les cartes Pokémon : plus on en avait, plus on était content. Tous les aspects et les forces de la nature - les vents, la mer, les forêts, les montagnes, etc. - étaient habités par des dieux qui les dirigeaient. Tous les empires, toutes les grandes villes avaient aussi leurs propres dieux ; mais ils reconnaissaient volontiers les dieux des autres et leur rendaient culte. Pour réussir dans la vie, même pour survivre, il fallait prier le plus grand nombre possible de dieux et leur sacrifier. Comme l'a remarqué St Paul, à Athènes on sacrifiait même à un dieu inconnu (Actes 17:22 - 23 :). Le monde était le lieu où chaque dieu exerçait son pouvoir dans son domaine, et parfois contre d'autres dieux. Dans un monde pareil, peuplé de forces surnaturelles, les chrétiens apparaissaient presque comme des athées. Les chrétiens d'aujourd'hui ne sont plus tenus pour athées, mais, pour nous comme pour les premiers chrétiens, il n'y a pas de dieux particuliers qui protègent tel ou tel peuple, en se battant contre les autres peuples. (C'est parce qu'ils refusaient de rendre culte aux dieux romains qu'ils étaient parfois persécutés.) Pour les chrétiens, il n'y a qu'un seul dieu, qui se soucie également des romains, des juifs, et de tous les autres peuples du monde. Bref, un seul Dieu implique une seule humanité, la destruction des barrières qui, trop souvent, séparent les peuples. Pour les chrétiens aussi, le monde et la vie humaine n'étaient pas gouvernés par de multiples forces différentes et souvent mutuellement opposées ; il y a un seul Dieu qui par sa providence gère le monde de manière cohérente - même si cette cohérence est souvent loin d'être visible !

Ce dieu unique n'a pas de nom propre, il est simplement « Dieu ». Un nom propre servirait à distinguer un dieu de tout le reste, ce qui est inutile si nous ne reconnaissons qu'un seul Dieu. Aussi, un nom propre signifierait que nous connaissons et comprenons ce Dieu dont nous parlons. Dieu, nous ne le connaissons pas, nous ne le comprenons pas ; malgré la multitude de nos mots, il reste toujours mystérieux.

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{phocadownload view=category|id=1|target=s} En fait « Nous croyons », dans l'original grec. Les Pères n'entendaient pas rédiger un acte de foi individuel pour les chrétiens à la messe, ils voulaient énoncer la foi commune de l'Église. Par « croire », ils ne voulaient pas dire vaguement « croire en Dieu », par opposition à « être agnostique. » Ils entendaient distinguer la foi chrétienne des autres croyances : celle des juifs, celle des païens, celle des philosophes. Ils formulaient une foi qui n'était plus le monothéisme du peuple d'Israël, qui n'était pas du tout la foi des païens, mais qui n'était pas non plus le simple fait de croire que Dieu existe, à la lumière de la simple raison (c'est à peu près ça, le théisme des philosophes). Bref, « avoir la foi », pour eux, ce n'était pas simplement croire en Dieu, mais croire qu'il est un, tout-puissant, que son Fils s'est incarné, qu'il est mort sous Ponce Pilate... nous connaissons la suite. Ils donnaient une expression écrite à ce qui les rassemblait, à leur espoir commun, à leur foi partagée, à la source de leur communion à travers les âges et les frontières afin de sauvegarder l'unité de l'Église contre les hérétiques et d'exaucer la prière du Christ : « Que tous soient un, comme toi Père, tu es en moi et que je suis en toi, qu'ils soient un en nous afin que le monde croie que tu m'as envoyé » (Jn 17,21).

La foi, nous dit l'Écriture, est la substance des réalités qu'on espère, un moyen de connaître des réalités qu'on ne voit pas (Hé 11,1). À la différence des autres vivants, nous sommes des êtres capables de comprendre et de désirer, d'intellection et d'amour. Nous désirons naturellement connaître la vérité, nous aimons naturellement ce que nous savons être bon et beau. La foi est une manière d'adhérer au bien ultime et à la vérité dernière, de le saisir malgré qu'il échappe encore, pour un temps, à notre vision et à notre intelligence. La foi est un acte de notre intellect et de notre coeur, mais qui ne vient pas seulement de nous. En effet, de nous-mêmes, nous sommes incapables de désirer ce que nous ne connaissons pas. Qui a mis en nos coeurs ce désir plus grand que nature, qui a éveillé nos esprits pour qu'ils plongent leurs regards dans ce qu'ils ne peuvent pas encore connaître ? Saint Paul nous écrit : « c'est par la grâce que vous êtes sauvés par le moyen de la foi ; vous n'y êtes pour rien, c'est le don de Dieu, cela ne vient pas de vous... » (Ep 2,18). Cela ne vient pas de nous en effet, de même que nous ne pouvons pas décider de croire, comment faire pour décider d'arrêter de croire comme si l'on décidait d'arrêter de fumer ? et Dieu sait que s'arrêter de fumer est difficile.

Soutien

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