Journée de formation de la famille dominicaine

En fondant l'Ordre des Prêcheurs, Saint Dominique avait pour unique désir d'offrir au monde la Parole divine, Parole qui agit en l'humain et lui ouvre le salut. "Salut" et "santé" sont des mots frères. A partir du livre du frère Paul Murray (Le vin nouveau de la spiritualité dominicaine, un nectar nommé bonheur, Paris, Salvator, 2017), des membres de la famille dominicaine revisitent quelques intuitions majeures de Saint Dominique. Parce que le bon est un cadeau pour le monde aujourd'hui !

Vous trouverez sur ce site les interventions des orateurs de la journée de formation en famille dominicaine, qui s'est tenue à l'Institut Saint-Dominique de Schaerbeek ce samedi 20 octobre 2018.

Interventions de Myriam Tonus, Annemie Deckers, Dominique Olivier, Ludovic Namurois, Eric de Clermont-Tonnerre.

et fut mis au tombeau

Type de document: Commentaire du credo
Temps liturgique: Aucun
Année liturgique: A, B, C

Cette phrase du symbole, d'apparence anodine, n'en ferait évidemment pas partie si elle était sans importance. Selon les Évangiles, Pilate autorisa Joseph d'Arimathie, aidé de Nicodème, à emporter le corps du Christ mort (Marc 15,43-45). Or Joseph était riche, il avait fait creuser un tombeau neuf pour y être inhumé (Matthieu 27,60). Nicodème et lui étaient secrètement disciples de Jésus : c'est donc au su de la communauté apostolique que le Christ fut porté en terre. « Apportant un mélange de myrrhe et d'aloès, ils prirent le corps de Jésus et l'embaumèrent avec des bandelettes et des aromates, selon la manière d'ensevelir des juifs" (Jean 19,39-40). Myrrhe que les mages avaient prophétiquement offerte au jour de la Nativité.

Les Évangiles prennent grand soin de dire que la tombe était impénétrable, fermée par une pierre trop lourde pour que les femmes puissent la rouler (Marc 16,3), scellée (Matthieu 28,60.66) et gardée par les soldats du grand-prêtre (Matthieu 27,64-65), afin qu'on ne pense pas que les apôtres sont venus dérober le corps du Seigneur. Ensuite les textes se taisent respectueusement. Tous les acteurs du récit, juifs et disciples, observent le repos du sabbat. Le lendemain de la Passion est enveloppé de silence et de mystère. Le Fils de l'Homme passe une journée dans le sein de la terre "comme autrefois Jonas dans le ventre du monstre" (Matthieu 12,40), et rien n'est dit de la Résurrection comme telle. Les Évangiles se bornent à affirmer que le tombeau inaccessible, scellé, gardé, fut trouvé vide. Ce faisant, ils obligent le lecteur à faire un choix. Soit il croira que l'on a dérobé le corps du Christ et rejettera conséquemment leur témoignage puisqu'ils affirment que "c'est là l'opinion qui s'est répandue parmi les juifs jusqu'à ce jour" (Matthieu 28,11-15).Soit il croira que Dieu est miraculeusement intervenu en faveur de son Fils, car nul n'ignore qu'un corps mort reste dans son tombeau et, naturellement, s'y décompose. C'est l'opinion qui fonde la foi de l'Église jusqu'à ce jour : mis au tombeau, le corps du Christ n'y a pas été trouvé ; contrairement à toute loi naturelle observable jusqu'à ce jour, il est vraiment ressuscité ! Comme l'écrit Paul, s'il n'était pas ressuscité, "notre prédication serait vide et vide aussi serait notre foi . Si nous avons mis notre espérance en Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes ; mais non, Christ est ressuscité : prémices de ceux qui se sont endormis." (1Corinthiens13,14.19-20)

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Web TV avec André Wénin